5 conseils pour passer le JLPT au Japon et le réussir – N3

Kanji : trouver son manuel

Je ne jurais que par Les kanjis en manga au début, parce que les petites histoires étaient utiles pour retenir les tracés. Vient un moment où reconnaître les clés devient plus efficace, c’est le moment de choisir un manuel contenant une liste de kanji appropriée et s’y tenir pour toujours aller de l’avant ! Mon choix de méthode : Nihongo so-matome

Grammaire : trouver son professeur

Apprendre en autonomie est une bonne chose, surtout quand on peut acheter les manuels rédigés par les Japonais eux-mêmes. Mais rien ne vaut un bon professeur pour ne passer à côté d’aucune nuance ! (l’exhaustivité, c’est mon péché mignon ^^) Mon choix : les cours particuliers à Coto. À une vitesse et une clarté impressionnante, le pallier N3 est devenu possible à grimper ; Shimomaki-sensei, arigatô !

Questions à étoiles : l’astuce des patterns

Remettre les mots dans l’ordre dans une langue qui tolère différents ordonnancements. Pas si aléatoire que ça quand on commence par chercher à faire une association grammaticale avec le dernier mot, puis le mot d’avant, et ainsi de suite. Cette simple suggestion m’a permis de passer de tout faux à tout bon ; Minawa-sensei, arigatô !

Lecture : l’astuce des conjonctions

Passer son temps à tout relire, ne lire qu’en diagonale, j’aurais tout entendu sur la façon de lire. Jusqu’à ce que je comprenne : lire par-dessus le texte, i.e. mettre en relief les conjonctions dans les paragraphes, identifier les périphrases dans les questions, faire ressortir le thème et les exemples qu’exprime l’auteur. En clair : même chose que dans n’importe quelle langue !

Écoute : l’astuce de l’écriture

Pas seulement une épreuve de compréhension orale, c’est aussi un exercice de mémoire. Alors pour éviter les étourderies de la mémoire, rien de mieux que d’écrire ce qu’on entend ! Ça paraît bête mais c’est tellement simple que c’en est la meilleure astuce ^^

Passer la certification au Japon

J’ai passé l’examen à Meiji Gakuin Daigaku, là où a étudié notamment l’actrice que j’adore Mao Inoue ^o^ Passer le test au Japon ne présente pas vraiment de difficulté : inscription via le site web, réception de l’inscription, se munir d’un criterium et d’une gomme en retirant tout emballage, se rendre à l’université désignée, prévoir un onigiri pour les pauses, éteindre son téléphone portable et faire le test.

Fun facts : le JLPT n’est pas fléché dans la ville comme le serait un examen important, les examinateurs étaient aussi stressés que les participants, les recommandations étaient en japonais simple mais les participants dans ma salle n’avaient pas l’air d’avoir le niveau pour les comprendre.

Ce que je retiens de l’expérience : je suis allée à l’université à Tôkyô ^o^!!!

Les résultats

Pour les inscrits via internet et au Japon, les résultats tombent en avance. Jour J, minuit pile : le site du JLPT est saturé, “ただいま大変たいへん混雑こんざつしております”. 1h00, tout à coup, à une heure étrangement ronde, le site est à flot. Et mes résultats sont là :

Succès avec AA *o*!!! Il y a plusieurs raisons de passer une certification, mais la mienne n’est pas de décrocher un nécessaire de justesse. La mienne, c’est d’évaluer mon niveau réel, même, voire surtout, si pour ça il a fallu franchir des murs. Alors, je suis trop contente ;__;

Quand on apprend une langue par amour de la culture du pays, rien n’oblige à faire plus d’efforts que ça ou à se dépasser. Mais passer le JLPT au Japon, c’était baigner dans l’esprit “toujours faire de son mieux” tellement japonais ! Mon 1er level up était d’autodidacte à débutant, merci Masaya ! Mon 2ème level up, et pas des moindres, était de survival à apte à la conversation, grâce aux fantastiques Yumiko-sensei d’ELT et les deux Yuki-sensei, je leur en suis reconnaissante à vie ! Et ce 3ème level up – pouvoir lire des romans, rédiger des mails, faire des speechs – qui aura été si dur à franchir, c’est le résultat de tous ces mois à savourer la vie quotidienne au Japon et étudier le sérieux qui prend un sens mélioratif ici. Et le meilleur, c’est qu’il y a encore et toujours des niveaux à passer, de choses à découvrir, le Japon est passionnant !

Voir aussi sur ce blog