Atelier – illustration numérique – Dclic

Je fais une démonstration d’illustration numérique demain à Dclic Espace Régional Numérique, à l’occasion des 10 ans de ce dernier.

Comme je suis débordée entre mon activité d’artiste et ma nouvelle activité d’éditrice, je refuse toutes les demandes d’atelier qui me sont faites (pardon à tous !), sauf celle-ci car elle a de quoi être une exception. La demande m’a été faite par une de mes maîtresses de l’école primaire ! De plus, Dclic se situe dans le quartier où j’ai grandi, quartier dit pour défavorisés, mais à partir duquel je m’en suis très bien sortie. C’est aussi pour le montrer aux jeunes du quartier que j’ai accepté.

Bref, c’est sans doute la dernière animation que j’effectue, alors si vous êtes dans la région, n’hésitez pas à venir ^__^ À noter que dès le mois prochain dans le même quartier, une exposition Rosalys ainsi qu’une séance de dédicaces aura lieu à la Bibliothèque Emilienne Leroux (voir agenda).

Rencontre avec Rosalys
Mercredi 23 mai, 10h – 12h
Dclic – 19 rue Auguste Renoir – Nantes

Open sharing – le cercle vertueux du partage

En novembre dernier, Trey Radcliff mettait des mots sur ce que je ressentais depuis longtemps à propos de quelque chose d’essentiel sur le web : « The spirit of Internet-trust ». Exactement l’état d’esprit qui me fait aimer Internet durant ces 14 dernières années, qui m’a fait passer l’an dernier tout mon site sous licence Creative Commons Attribution-Non commercial (qui m’a fait aimer Google+ aussi).

Voilà que Trey récidive en écrivant sur Pinterest et en élargissant le sujet à : « Sharing isn’t the future; it’s the now ». Je ne voulais pas m’intéresser à Pinterest, je me trouve déjà sur-connectée, mais voilà qu’il me prend par les sentiments : je suis une artiste qui créé pour communiquer et qui croit très fort à la bonne volonté des internautes qui apprécie sincèrement mes travaux. Et donc, ai-je envie de partager sur une plateforme populaire mes dernières créations et que ceux-ci puissent, s’ils sont appréciés, être re-partagés avec la bonne paternité respectée ? Oui ! Me voilà donc sur Pinterest, ah la la ^____^

Licence Creative Commons pour partager ses illustrations sur le web

Désormais, mes illustrations sont sous licence Creative Commons pour le web ! Et cela pour « the spirit of internet-trust » !! Je vous partage le fruit de conversations Google+ de ces derniers jours qui m’ont menée à cette décision :

Trey Radcliff, photographe à la notoriété immense sur le web, écrit un post sur Google+ pour expliquer pourquoi il ne met pas de watermark sur ses photos. Pour résumer, Trey est dans 310 876 cercles G+ et uploade ses photos pures en très haute définition sur Picasa. Parce que le watermark enlaidit le résultat, parce que le web a désormais des outils puissants tels que Google Reverse Images pour identifier qui est l’auteur de l’image, et parce que partager librement c’est aussi faire confiance.

C’est exactement l’esprit que j’aime, celui que j’avais en découvrant Internet en 1998, celui que j’ai toujours aujourd’hui quand j’autorise des groupes à créer des tags à partir de mes illustrations. En plus de 10 ans d’évolution du web et de ses nouveaux utilisateurs, c’est difficile de garder cet état d’esprit : je ne compte plus les batailles contre les utilisations commerciales à tort de mes travaux, les échanges désespérants sur deviantArt avec des gens qui se proclament auteurs de mes images, etc. Combien de fois entend-on de nos jours les bêtises selon lesquelles ce qu’on trouve via Google Images est libre de droit, tombé dans le domaine public, ou non protégé ?

Malgré ces internautes à éduquer au droit d’auteur, il y a une majorité d’internautes respectueux et ouverts d’esprit. Le web est toujours un formidable espace de partage, n’est-ce pas ? Je ne sais pas trop pourquoi, mais c’est sur G+ que je le constate très fort, parmi cette communauté d’américains geeks qui partagent beaucoup dans un sentiment de liberté. C’est là que j’ai eu des conversations intéressantes qui m’ont redirigée vers des articles très intéressants – forcément en anglais, mais il n’existe plus de barrière de langue sur G+ ! – et je vous conseille vivement de les lire :

Suite à cela, j’ai enfin compris ce que sont les licences Creative Commons, i.e. exactement ce que je réponds depuis des années lorsqu’on me demande sous quelles conditions utiliser mes images. Ce que je répondais : « Bien sûr vous pouvez montrer mon illustration sur votre site web à but non commercial si vous me créditez avec un lien vers mon site ». C’est exactement ce que les gens bien faisaient, ils ajoutaient toujours « ©Rosalys www.rosalys.net » . La licence CC correspondant à tout ceci, adaptée à mon travail, est ainsi :

À propos des images
Les illustrations contenues dans ce blog sont mes travaux sous les licences suivantes :

Aussi, si vous aimez partager vos images, qu’il s’agisse de photographie, d’illustration, de graphisme, ou quoi que ce soit de votre création, je vous encourage à les partager sous cette licence. Comme le dit Glendon Mellow : « it’s time to take back the Net » !!

Et si nous nous disions bonjour ?

Bonjour ! N’hésitez pas à me répondre juste bonjour ^o^ J’aimerais vous connaître un peu plus, vous qui suivez mon blog. Je voudrais savoir si vous êtes humains, si vous lisez, si ce que je dis vous parle. Et si vous laissiez un petit mot ? Salut ! ^__^

Ça vous paraît farfelu ? Pourtant c’est normal entre êtres humains ^o^ Mais sur Internet, sommes-nous entre hommes en société ? J’ai toujours vu Internet comme un moyen de communication, et donc une manière de partager ses passions, de discuter avec d’autres passionnés et de montrer ce que notre passion nous fait créer. À l’époque (en 1999), pour moi, ça a remplacé le téléphone et les lettres (je correspondais intensément !). En fin de compte, c’est un outil vraiment social.

On en arrive à une utilisation logique d’Internet avec la démocratisation des réseaux sociaux. Mais peu à peu, ceux-ci ont fait muer ma manière de communiquer sur le web : twitter fait miniaturiser les textes, facebook incite à ne poster que des photos, parce qu’il est évident que plus personne ne lit O__O J’en viens à calibrer mes articles de blog avec un paragraphe d’introduction inférieur à 250 caractères, car je sais que l’aperçu de l’article sera la seule chose qui sera lue.

Arrive Google+ qui, mine de rien, change beaucoup de choses dans le paysage des réseaux sociaux ! Sur G+, on écrit très long, on lit très long, et c’est ce qui est intéressant : des contenus consistants, de vraies réflexions ou de vraies discussions. J’adore ça, j’adore lire et apprendre plein de choses, j’adore écrire et communiquer avec d’autres personnes !

Et je me demande pourquoi la communauté G+ est si différente des autres. Pourquoi un post sur Google+ disant juste « Bonjour ! » suscite 46 commentaires de discussions variées et sympathiques, tandis que sur facebook un post similaire ne génère que 14 petites phrases ? (et nous verrons ici ce que génère un article de blog ^o^) À cela on me répond (sur G+ évidemment !) que sur facebook on traverse son flux avec paresse, on me répond aussi que sur facebook c’est la face marketting des gens.

Je trouve que les G+iens ont raison, et en même temps je n’ai pas envie que ce soit le cas, je ne veux pas que ce que je fais sur le web se résume à du marketting intéressé, parce que même si ça peut y ressembler c’est surtout du partage que j’aimerais ! Alors, disons-nous bonjour, et discutons un peu ^___^

Rencontre avec le mangaka RAN et son tantô de chez Kodansha

Ce week end, j’ouvrais la porte de mon atelier à un mangaka et à son tantô de chez Kodansha, en l’occurrence RAN et Masakazu Yoshimoto. J’étais très intimidée : je respecte immensément le travail des auteurs japonais et de leurs éditeurs, juste avant ils ont visité l’atelier collectif nantais La baie noire dont j’adore les artistes, et moi devant eux tous… en tant que jeune illustratrice freelance, je me sens plus petite qu’une souris !

Mais très vite, nous étions à l’aise. Mon petit atelier perso est une bulle créative où tout amateur de manga a de quoi se sentir bien ^_^ Ils m’ont posé plein de questions sur mes peintures à l’acrylique de kimonos, je leur ai aussi montré comment je travaillais mes encrages et la colorisation numérique. M. Yoshimoto m’a dit que j’avais beaucoup progressé entre les illustrations full digital de mon artbook et mes dernières peintures numériques, et qu’avec ce niveau d’expression même au Japon on trouve peu d’illustrateurs capables de dessiner si bien les émotions. « Ooooh non, c’est pas vrai !! *rougit* », ai-je répondu. Là j’aurais voulu me cacher dans le trou d’une souris #^.^#

Avec RAN, nous avons partagé un moment magique à dessiner côte à côte, l’un pour l’autre. Il vient tout droit de Niigata, ville jumelle de ma ville, et a le même âge que moi ^_^ Il apprécie le fait que j’expose mes illustrations et aimerait en faire autant, en attendant quand je lui ai offert mon artbook, il m’a spontanément demandé une dédicace. Trop mignon ! Et plus encore : il m’a offert son dernier manga Maid senki en proposant de dédicacer dessus, ainsi que sur mon livre d’or. Il a levé les yeux vers mes tableaux plusieurs fois et a fait une superbe illustration ornée de pétales de fleurs, bref du sur-mesure à mon goût !! Comme j’avais fini ma dédicace avant, M. Yoshimoto trouvait que je dessinais vraiment vite pour de la bonne qualité, et que c’était un très bon atout pour un artiste. « Ooooh les mangaka dessinent leurs planches beaucoup plus vite, j’ai encore tant d’efforts à faire ! », ne pouvais-je que répondre, oh la la aucune comparaison possible O_O!

À côté de ces moments vraiment hors du temps, j’ai aussi fait découvrir dans ma bibliothèque l’évolution de l’édition de manga en France. Depuis Ranma 1/2 en couverture cartonnée chez Glénat (RAN était stupéfait de voir que les planches étaient retournées dans l’autre sens de lecture), en passant par des tentatives originales chez Tonkam avec Clover en couverture calque, pour finir sur School rumble chez Pika dont le packaging ressemble au tankôbon original. M. Yoshimoto était tout content car c’est un des mangas qu’il a édité : il a plein d’anecdotes qu’il raconte en étant mort de rire, ça a l’air d’être un manga vraiment marrant à créer ^o^ Il a montré un gribouilli rigolo qu’il a fait lui-même dans une des planches, ou encore ils se sont inspirés de Char Aznable dans Gundam pour créer Harima Kenji aux yeux toujours masqués ^o^!

J’ai aussi montré des exemples d’initiatives de fans autour des mangas : les pages finales de fan-arts de Fushigi yûgi, le club SailorMoon, des fanzines de la génération photocopies, des fanzines avec couverture pliée détachable comme des mangas, etc. « Sugoï desu ne ! » Mes reliques les ont fascinés, bravo aux fans français ^_~ Ils se disent que ça les encourageraient beaucoup de recevoir des retours des fans étrangers, mais qu’ils n’en reçoivent jamais, ou peut-être 1 lettre anglophone sur 200 à peine. Difficile de répondre autre chose que le fait qu’on ne sache pas forcément où adresser quoi que ce soit. À cela, M. Yoshimoto répond en riant qu’il est presque sûr qu’en ne mettant que « Kodansha, Tôkyô » comme adresse, ça devrait forcément arriver ! Alors pourquoi ne pas essayer ? Soutenez vos mangaka préférés, écrivez-leur, qu’ils sachent qu’en France aussi on aime leur travail !

Atelier de dessin – 50 enfants de tous horizons à la Baule

C’est à la Maison d’Escoublac, alors que débute l’été, que j’ai donné deux ateliers de dessin à la Baule. Chaque atelier devait compter 12 inscrits, c’est plus de 25 enfants qui se sont présentés chaque fois, soit plus de 50 petits élèves, avec pour certains leurs parents qui assistaient à tout le cours. La chaleur humaine était donc intense, et la créativité de chacun également ^__^

Il y avait des enfants de 4 à 14 ans, et tous ont réussis à créer leurs propres personnages en vue de face, de trois quart, en SD, etc. Il m’a fallu être attentive envers les plus jeunes, tout en encourageant les plus âgés, dont certains déjà très doués ! Des parents sont venus me dire qu’ils étaient ravis que leur enfant soit resté concentré tout du long, d’autres m’ont raconté qu’après l’atelier les enfants n’ont pas cessé de dessiner. Voilà qui me rend très heureuse, et j’ai eu droit à de jolis cadeaux : des petites bouilles réjouies, des dessins et même une rose !!

Les enfants venaient de tous horizons jusqu’au Québec pour profiter de la plage de la Baule, mais aussi pour les activités culturelles et créatives de l’été. J’ai d’ailleurs eu la joie de rencontrer une toute jeune fille qui m’avait écrit par mail et sur mon article destiné à encourager les artistes en herbe – Le goût du dessin. Sa mère m’expliquait qu’elle l’avait bien embêté pour venir exprès pour me voir et qu’ils étaient alors venus de Grenoble passer 3 jours à la Baule… Cela fait si chaud au cœur, je ne mérite pas tant ;__; Merci infiniment chère Jess, j’espère que ton avenir artistique sera aussi radieux que ton sourire !!

J’ai beaucoup à raconter sur ces derniers jours passés à La Baule, aussi je le ferais en plusieurs fois. La suite au prochain épisode donc ^_~

Atelier – illustration numérique – souvenirs

La démonstration d’illustration numérique s’est merveilleusement passée : je ne pensais pas faire salle comble au forum de la FNAC, merci à ceux qui ont eu le courage de rester debout ou même s’asseoir par terre !

D’abord, je vous montre le matériel : micro, grand écran, projecteur, tablette graphique, éclairage tamisé, … Et j’avais préparé du matériel pédagogique éclair : des slides d’illustrations pas à pas, une illustration avec tous les aplats prêts, … Je voulais partager le plus possible, en très peu de temps et au plus large public.

Jusqu’au dernier jour, je me suis demandée si la démonstration plairait, si j’avais prévu trop au programme ou pas assez technique, si elle intéresserait des petits, inspirerait des grands… Notamment l’animation m’a beaucoup fait réfléchir : parler avec le public ou se concentrer à dessiner ? Finalement, j’ai opté pour les deux à la fois ! Heureusement, la FNAC a su me fournir vite un trépied après que l’animateur m’a tenu le micro pendant que je parlais en dessinant ^o^

 

À l’issue du speedpainting et de la colorisation de ma nouvelle illustration du Zodiaque, j’ai posé le stylet de la tablette graphique pour retrouver pinceau et crayon lors de la séance de dédicaces. Je suis très contente des échanges qu’il y a eu, des regards et des sourires du public. Petite anecdote de questions-réponses du public : je dis toujours que mes rêves d’enfant étaient de devenir magicienne ou dessinatrice, et je suis devenue dessinatrice, c’est alors qu’un magicien explique au micro que j’ai aussi réalisé mon autre rêve car les émotions de mes dessins sont une magie ! Quel cadeau tout en poésie, j’adore mon public ;___;

Et voilà, c’est déjà terminé, j’ai passé tant de temps à préparer cette rencontre, ça s’est passé comme dans un rêve ! Pour poursuivre les découvertes culturelles et créatives, rappelons que cette rencontre fait partie de l’événement mensuel Bulles de mangas, dont le but est de mettre à l’honneur un artiste français aux influences nippones. Ce mois-ci, c’était moi, et pour les mois à venir, je vous invite à suivre les actualités de l’association organisatrice Univers partagés.

Enfin, merci à ceux qui en ont parlé :

Atelier – illustration numérique

La semaine prochaine, j’amène ma tablette graphique à la FNAC de Nantes pour montrer en direct comment créer une illustration numérique. C’est la première fois que je le ferais sur grand écran, peut-être l’unique fois, alors rendez-vous mercredi 21 avril à 17h30 au forum de la FNAC !

L’influence du manga et de la technologie au service du dessin. L’illustratrice nantaise Rosalys vous propose de suivre la création d’une illustration sous Photoshop projetée sur grand écran. Découvrez en direct sa technique numérique, tout en pouvant lui poser des questions dans la convivialité. Une séance de dédicaces de son artbook Cute flowers clôturera la rencontre.

Et puisque ce sont les vacances, prenez le temps de vous asseoir à l’espace lecture du rayon BD-artbook : sur la table sont mis à votre disposition des exemplaires de mon artbook Cute flowers ! J’en profite pour vous annoncer la bonne nouvelle : cet artbook vient d’être réédité !! Merci aux éditions BD associées et à vous tous, chers lecteurs, pour votre enthousiasme et votre soutien T__T

Atelier de dessin – 25 enfants dessinent à l’unisson

Hier après-midi, mon voyage castelbriantais m’a mené à La Chapelle-Glain. J’ai donné un cours de dessin à une vaste classe de CE-CM : 25 enfants ! Mon objectif était de leur permettre de dessiner de manière personnelle, avec pour guide ma manière de dessiner. La maîtresse m’a dit qu’il y avait des enfants qui d’ordinaire n’aimaient pas dessiner, et qu’elle était très satisfaite car même eux ont été attentifs jusqu’au bout. Tout le monde a atteint le but fixé, je suis très contente !

Je voulais que les enfants soient libres d’imaginer ce qu’ils voulaient dessiner, et réussissent à le réaliser. Laissée ainsi libre, une petite fille s’est inspirée de mon look, avec mon petit chapeau rose à roses, j’en ai de la chance ^__^

Atelier de dessin – Du manga à la fantasy

J’ai donné un cours de dessin dans une charmante petite bâtisse de la ville de Soulvache ce matin. C’est dans ce cadre douillet et coloré qu’une classe de CE-CM est venue à ma rencontre. Les élèves, mignons à croquer, de 8 à 10 ans, sont arrivés avec une attention toute particulière : ils avaient tous des oreilles d’elfes !! Et pour cause : ce jour, je leur apprenais à dessiner, depuis les repères du style manga, jusqu’aux codes de la fantasy.

C’est dans cette ambiance très conviviale que les enfants ont dessiné des elfes, un peu shôjo, un peu shônen manga, mais surtout avec leurs goûts personnels. Ils avaient bien préparé la rencontre car ils avaient beaucoup de questions sur le métier d’illustrateur. Ils avaient même visité mes sites web et m’avaient envoyé un mail au préalable ! Leur institutrice Marielle Pucel est en or, et les enfants ont un cœur d’or : j’ai été couverte de cadeaux dessinés !! Merci à tous, j’espère vous avoir appris de belles choses ^__^

Le goût du dessin

The taste of life

Il m’arrive de recevoir des mails de jeunes artistes en devenir, qui ont 12, 16 ou 21 ans. Peu importe l’avancement de chacun en âge et en étude, ce qui compte c’est qu’ils sont à un croisement de leur chemin de vie. Certains m’écrivent parce qu’ils doutent, d’autres parce que mon parcours artistique leur donne de l’espoir. Aujourd’hui, c’est un mail de remerciements que j’ai reçu, parce que mes illustrations ont redonné l’envie de dessiner. Sachant qu’à mes yeux, redonner le goût du dessin est assez proche de redonner le goût de la vie, j’ai été très émue…

Pour tous ceux qui m’écrivent ou qui n’oseraient pas m’écrire pour ces raisons, un autre point commun vous relie : vous pensez tous que votre long récit sera ennuyant et que je n’aurai pas le temps d’y répondre. Certes, je suis très occupée et il ne m’est pas toujours possible de répondre longuement. Mais sachez que vos textes sont de vrais trésors, c’est moi qui vous remercie de vous épanouir, si je vous aide de quelque manière à vous accomplir dans votre vie alors mon bonheur est incroyablement entier !

Vous êtes nombreux à vous épancher de manière passionnante sur votre passion, j’aimerais tellement que vous partagiez à d’autres cette expérience importante que vous êtes en train de vivre et qui encourageraient d’autres plus tard. Dorénavant, j’inviterai les jeunes artistes à laisser un petit mot sur cet article de blog, j’espère qu’ils joueront le jeu car ces trésors mériteraient d’être partagés !!

Pour finir, un petit retour sur un détail de mon parcours : M. Kojima, directeur d’une école de manga au Japon, me demandait si mes parents m’avaient soutenu dans la voie artistique. La réponse est non. Mes parents sont des héros de shônen manga, prêts à tout sacrifice pour un meilleur avenir pour leurs enfants. En retour, l’enfant que j’étais a mené une carrière scientifique à la hauteur de ce qu’ils espéraient, et les mangas m’ont accompagné sans cesse ^o^ Ils n’approuvaient pas que je fasse de l’auto-édition en parallèle de mes études supérieures, ils étaient choqués lorsque j’ai démissionné de mon entreprise en abandonnant une situation confortable. Jusqu’à un cocktail, où l’adjoint au maire expliquait avec joie à ma mère que j’avais contribué au rayonnement de son événement culturel. Là, mes parents ont commencé à se dire que je faisais un vrai métier, et qu’ils étaient fiers que j’ai toujours porté mon rêve en moi. À cela, M. Kojima acquiesce en disant qu’au Japon, les parents sont tout autant frileux à inscrire leurs enfants dans une école de création artistique, car tout parent rêve d’un avenir stable pour son enfant. « Mais il faut permettre aux jeunes talents de s’exprimer ». Je veux vous permettre de vous exprimer, quelle que soit la discipline qui est votre vocation. Nous pouvons, nous devons tous réaliser nos rêves et exprimer notre authenticité : c’est ce qui donne un vrai goût à la vie !

Rencontre, dans la belle ville de Nantes, avec le directeur de l’école de manga de Niigata, belle ville du Japon

Aujourd’hui je rencontrais M. Kojima, le directeur de l’école de manga et d’animation de Niigata. Comme pour accueillir cet invité japonais, Nantes s’est parée d’un ciel bleu et d’un soleil éblouissant ! Je venais lui présenter mon travail, en tant que jeune freelance française influencée par le manga. Je pensais montrer cela simplement à titre d’information, pour rendre service au futur jeune ambassadeur Nantes-Niigata.

Il se trouve que M. Kojima a un vrai regard sur le manga encore mal perçu au niveau international, il a été sensible à mon style et à mon parcours de passionnée qui aime sincèrement le Japon. Il m’a donc invité à aller recueillir les techniques enseignées dans son école de manga au Japon, afin de les transmettre ensuite aux jeunes français. Parce qu’il ne faut pas que de futurs talents en France ne puissent s’épanouir. Ne reconnaissez-vous pas là une des valeurs qui me tient tant à cœur ? Si, bien sûr, oh que si, c’en est bouleversant ! Espérons que ma belle ville de Nantes et sa métropole entendent la volonté de M. Kojima, car sa démarche est constructive et je ne peux que vouloir l’aider !

Quoi qu’il en soit, M. Kojima repart avec un omiyage, un souvenir local : mon artbook Cute flowers ^__^ Il a eu droit à un collector : un des derniers exemplaires de la première édition, car l’artbook a eu tellement de succès au festival d’Angoulême que c’est la rupture de stock !

Atelier : 3 jours pour apprendre et créer un fanzine

3 après-midis, 9 adolescents entre 12 et 14 ans, des passions et des talents à exprimer, une expérience collective à concrétiser. Cet atelier, nommé « Création de fanzine », ne cachait pas un simple cours de dessin ou une présentation magistrale du fanzinat. Il s’agissait d’un véritable défi… que l’on a mené à bien jusque dans le réalisme du rush final !!

En général, on me sollicite pour mon côté dessinatrice, ou mon côté « expert » en manga. Cette fois-ci, c’est davantage une démarche que j’ai voulu faire émerger de chacun de ces jeunes. Parce que dans « fanzine », il y a « fan », et ce qui nous passionne vraiment est ce que l’on a de plus beau à partager, c’est ce qui nous épanouit. Il s’agissait d’abord de bien prendre le temps d’établir la ligne éditoriale, ce qui constituerait l’essence de ce groupe d’ados qui ne se connaissent pas mais qui allaient vivre ensemble une aventure authentique.

Puis, place à l’expression des talents de chacun. J’ai donc encadré des illustrateurs en herbe et des chroniqueurs allant de la littérature aux jeux vidéos. Ca passait donc par donner des repères en dessin, quelques codes graphiques manga, rassurer et encourager la créativité, mais aussi montrer comment structurer un texte, comment accrocher un lecteur et dynamiser une chronique. L’atelier était alors très multiple, je me suis usée la santé à ce moment à être multi-tâches, mais les illustrations et les articles sont vraiment de belle qualité !

Après une excellente productivité créative, le moment fatidique : l’édition du fanzine. Le but était de leur montrer tout le travail derrière l’objet livre (version petit budget évidemment, sinon ce ne serait pas un magazine amateur) : maquetter, imprimer, couper, relier. Et pour produire plusieurs exemplaires, il faut être méthodique et tous y mettre du sien; pour cela, mes petits élèves ont été formidables. Il y a un peu de vous dans chaque exemplaire !! (un peu de peau, un peu de sueur, tout ça ^o^) Les dernières minutes étaient chargées à la fois de la joie d’être sur le point de réussir à créer beau un fanzine de 40 pages en un temps record, et du stress de finir avant la tombée de la nuit. Eh oui, le stress et l’impatience de la fin font parti du processus !

Très fière de mes petits élèves – et épuisée – je reçois des petits cadeaux trooop touchants !! Merci à Loïtia, Slyver, Alexandre, Geoffrey, Eddi, Ninon, Océane, Laura et Jessica d’avoir participé à cet atelier ^_^ J’espère que ce que vous aurez appris vous servira dans la suite de votre vie ! Et pour tous ceux qui ont observé l’atelier avec curiosité, j’espère que vous aurez senti l’atmosphère créative émanant de ces jeunes ^^

La presse en parle :

Presse océan :

Version web


Ouest-France :