Réseaux sociaux – se recentrer sur soi-même, une identité virtuelle unique

Les réseaux sociaux évoluent au gré des besoins des personnes, et moi j’aime évoluer au rythme des évolutions (sans doute trop rapidement parfois ^o^). Cette fois-ci, la décision est simple : je partage mes créations en tant que moi-même. Avec juste mon profil personnel et en public. Que ce soit sur facebook, twitter ou Google+. Ça revient à exactement ce que j’ai toujours fait sur mon blog et sur mon site web : je suis moi-même, et si ce que je fais vous plaît, n’hésitez pas à continuer de suivre ^__^

Facebook page vers facebook profil

En février 2011, facebook donnait des droits humains aux pages business, ce qui a permis de considérer une page artiste comme représentant l’artiste même. J’avais donc détruit mon profil au profit de ma page. En septembre 2011, facebook fait machine arrière et annonce lors du f8 l’ajout d’abonnement aux profils ainsi que Timeline. Parallèlement les apps personnalisant les pages ne sont plus autorisées. L’avantage est clairement redonné aux profils, et de toute façon la seule chose qui me gênait dans le concept du profil est « l’amitié », concept complètement amélioré grâce aux nouveaux abonnements ! Il me fallait juste une excuse pour détruire ma page de 4000 fans au profit de mon profil à 0 ami 0 abonnement, et cette excuse, c’est Google+ :

Google+ profil et pas de Google+ page

Cette semaine, Google a déployé beaucoup d’évolutions importantes pour Google+, et surtout pour Google+ impactant tous les produits Google, notamment son moteur de recherche ! La grande nouveauté est le lancement des pages business. Énormément de pages sont nées instantanément, et bien sûr l’éclosion de pages artistes ne s’est pas fait attendre. Plus besoin de profil « Madonna . » avec un nom de famille douteux, désormais il peut y avoir une page « Coldplay » sans violation du règlement de Google. D’accord pour les stars, dont la page sera gérée par leur maison de disque, ou leur manager, ou que sais-je. Mais lorsqu’on est un humble artiste partageant soi-même ses créations ? Cette fois, pas l’erreur schizo de facebook : je ne créé pas de page car je veux continuer d’échanger en tant que personne dans cette communauté ouverte et respectueuse ^__^

La décision est logique, alors il faut l’appliquer partout impactant son identité virtuelle ! Donc sur facebook, il n’y a plus qu’à réparer l’erreur (Sauf que facebook n’a toujours pas déployé Timeline à tous et que personne n’a compris le concept d’abonnement ^o^;;;;; J’ai reçu plein de demandes d’amitié sur mon profil suite à l’annonce de l’extinction de ma page, méeuuuuh ^^; )

Beaucoup de moyens de communication, une identité unique et une seule source de référence

Comment faire avec un site web, un blog, facebook, twitter, Google+ et plus à gérer ? Je croyais que les plugins étaient de bonnes solutions : émettre principalement sur son blog, avoir les plugins auto-publiant du blog vers les réseaux. Mais ces posts automatiques sont sans âme, l’algorithme mystère de facebook dé-priorise ces posts dans l’affichage de flux, et la miniature est trop petite, le texte d’aperçu insignifiant. Depuis peu, j’applique une autre manière de faire : j’émets toujours en premier sur mon site, puis sur mon blog, ensuite je créé une grande image qui résume tout et je la publie sur les réseaux avec un lien vers mon site ou blog. C’est contraignant, mais en s’organisant bien, ça permet de poster des choses plus visuelles et adaptées à chaque plateforme, tout en gardant une unique source de référence.

Voilà, c’est comme ça que je fais, je ne sais pas si ça intéresse qui que ce soit ^o^ Comme j’écris à chaque révolution qui m’enthousiasme, je ne pouvais passer à côté de celle-ci même si elle paraît moins bruyante.

Ayu – Under the same sky

J’ai envie de vous parler d’une initiative de fans qui m’a beaucoup touchée, j’en suis toute émue rien qu’en y pensant : le projet « Under the same sky » par les fans internationaux d’ayumi hamasaki.

Ayu à Los Angeles
Ayu à Hong Kong

Tout commence sur le compte twitter d’Ayu, montrant des photos de ciel bleu, avec pour message qu’elle avait la sensation d’être unie avec tout le monde en touchant le ciel de sa main. Très affectée par les séismes à Tôhoku, la chanteuse se produit en ce moment avec sa tournée rebaptisée « POWER of MUSIC » et remaniée en moments de communion en toute simplicité. Sans ses habituelles mises en scène pharaonique et sans multiples changements de costumes, Ayu et son staff se produisent en parcourant le Japon avec beaucoup de cœur.

Pendant ce temps, ses fans de tous autres pays réunis sur une page nommée « We want Ayumi Hamasaki WORLD TOUR!!! », prennent des photos de leur propre main touchant le ciel depuis l’Espagne, les États-Unis, la France, etc. (depuis Nice à ce moment là pour ma part, et ce coquin de beau soleil du sud s’est caché lorsque j’ai envoyé ma photo !) Ces photos ont été réunies en une vidéo offerte à notre Ayu, vous pouvez la voir sur YouTube : 『Under the same sky』

Beaucoup de tweets ont été écrits depuis, pour partager la vidéo, pour envoyer plein d’amour à Ayu, elle-même en pleure d’émotion, et parmi le flot de tweets un fan lui a suggéré d’utiliser la vidéo durant son show, ce à quoi elle s’est montrée enthousiaste ! Aux dernières nouvelles datant d’il y a quelques heures, Ayu demandait à avoir la vidéo pour l’utiliser, et la page de fan a annoncé : « Ok guys, Ayu is using the video for the upcoming concerts!!! Her team already received it. Thank you so much »

Ayu découvre le cadeau de ses fans
Ayu veut utiliser la vidéo

C’est une belle histoire, vous ne trouvez pas ? Je trouve que c’est vraiment beau, tout le monde est si bien intentionné et spontané, on ne peut que ressentir que « A world is one☆ ». C’est cela le POUVOIR de la MUSIQUE ♫•*¨*•.¸¸♪♡

Uni – vers le partage de sa passion manga en dôjinshi

En marge de mes projets perso-pro, j’ai préparé un petit livre perso-fan ! Aimablement produit par l’association de médiation culturelle Univers partagés, voici mon dôjinshi : « Uni » !!

Uni - cover

Cet ouvrage paraît à l’occasion du ComicLive in Paris, grand salon du dôjinshi organisé par les japonais eux-mêmes aux abords de la Tour Eiffel !

Uni - Release of the book
32 pages couleur remplies de passion sur du papier couché lumineux : les couleurs sont éclatantes, les noirs purs brillent comme du vernis sélectif *o*
Uni - Contents of the book

« Uni » sera disponible uniquement à cet événement, et j’y dédicacerai notamment à côté de Dara – celui qui achevé de me donner envie de refaire un fanzine ^__^ Alors, rendez-vous le 26 mars 2011 au Forum de Grenelle à Paris, sur le stand Méluzine !

Plus de détails :

Rencontre avec le mangaka RAN et son tantô de chez Kodansha

Ce week end, j’ouvrais la porte de mon atelier à un mangaka et à son tantô de chez Kodansha, en l’occurrence RAN et Masakazu Yoshimoto. J’étais très intimidée : je respecte immensément le travail des auteurs japonais et de leurs éditeurs, juste avant ils ont visité l’atelier collectif nantais La baie noire dont j’adore les artistes, et moi devant eux tous… en tant que jeune illustratrice freelance, je me sens plus petite qu’une souris !

Mais très vite, nous étions à l’aise. Mon petit atelier perso est une bulle créative où tout amateur de manga a de quoi se sentir bien ^_^ Ils m’ont posé plein de questions sur mes peintures à l’acrylique de kimonos, je leur ai aussi montré comment je travaillais mes encrages et la colorisation numérique. M. Yoshimoto m’a dit que j’avais beaucoup progressé entre les illustrations full digital de mon artbook et mes dernières peintures numériques, et qu’avec ce niveau d’expression même au Japon on trouve peu d’illustrateurs capables de dessiner si bien les émotions. « Ooooh non, c’est pas vrai !! *rougit* », ai-je répondu. Là j’aurais voulu me cacher dans le trou d’une souris #^.^#

Avec RAN, nous avons partagé un moment magique à dessiner côte à côte, l’un pour l’autre. Il vient tout droit de Niigata, ville jumelle de ma ville, et a le même âge que moi ^_^ Il apprécie le fait que j’expose mes illustrations et aimerait en faire autant, en attendant quand je lui ai offert mon artbook, il m’a spontanément demandé une dédicace. Trop mignon ! Et plus encore : il m’a offert son dernier manga Maid senki en proposant de dédicacer dessus, ainsi que sur mon livre d’or. Il a levé les yeux vers mes tableaux plusieurs fois et a fait une superbe illustration ornée de pétales de fleurs, bref du sur-mesure à mon goût !! Comme j’avais fini ma dédicace avant, M. Yoshimoto trouvait que je dessinais vraiment vite pour de la bonne qualité, et que c’était un très bon atout pour un artiste. « Ooooh les mangaka dessinent leurs planches beaucoup plus vite, j’ai encore tant d’efforts à faire ! », ne pouvais-je que répondre, oh la la aucune comparaison possible O_O!

À côté de ces moments vraiment hors du temps, j’ai aussi fait découvrir dans ma bibliothèque l’évolution de l’édition de manga en France. Depuis Ranma 1/2 en couverture cartonnée chez Glénat (RAN était stupéfait de voir que les planches étaient retournées dans l’autre sens de lecture), en passant par des tentatives originales chez Tonkam avec Clover en couverture calque, pour finir sur School rumble chez Pika dont le packaging ressemble au tankôbon original. M. Yoshimoto était tout content car c’est un des mangas qu’il a édité : il a plein d’anecdotes qu’il raconte en étant mort de rire, ça a l’air d’être un manga vraiment marrant à créer ^o^ Il a montré un gribouilli rigolo qu’il a fait lui-même dans une des planches, ou encore ils se sont inspirés de Char Aznable dans Gundam pour créer Harima Kenji aux yeux toujours masqués ^o^!

J’ai aussi montré des exemples d’initiatives de fans autour des mangas : les pages finales de fan-arts de Fushigi yûgi, le club SailorMoon, des fanzines de la génération photocopies, des fanzines avec couverture pliée détachable comme des mangas, etc. « Sugoï desu ne ! » Mes reliques les ont fascinés, bravo aux fans français ^_~ Ils se disent que ça les encourageraient beaucoup de recevoir des retours des fans étrangers, mais qu’ils n’en reçoivent jamais, ou peut-être 1 lettre anglophone sur 200 à peine. Difficile de répondre autre chose que le fait qu’on ne sache pas forcément où adresser quoi que ce soit. À cela, M. Yoshimoto répond en riant qu’il est presque sûr qu’en ne mettant que « Kodansha, Tôkyô » comme adresse, ça devrait forcément arriver ! Alors pourquoi ne pas essayer ? Soutenez vos mangaka préférés, écrivez-leur, qu’ils sachent qu’en France aussi on aime leur travail !