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2016-08-22-faq artiste
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★ Rosalys ☆ À propos de moi :
Créatrice visuelle Illustratrice & vidéaste YouTubeuse, rêveuse & voyageuse, j’aime partager mon travail, passions & point de vue pétillant sur la vie en tant qu’artiste ♥

Tous les jours, une nouvelle vidéo sur :
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Talk & workshop à Tôkyô : transmettre via l’illustration, un chemin de vie

Que pourriez-vous apprendre à des Tôkyôïtes cultivés et toujours dans une curiosité dynamique ? Qu’est-ce qu’une artiste française pourrait offrir à une population dont la culture l’inspire ? Puisqu’on me l’a demandé, j’ai cherché à répondre de manière authentique et interactive, via un exposé couplé à un atelier de dessin. C’était donc ma première intervention artistique totalement en japonais pour un public japonais ^^ Je vous partage cette expérience de mon regard d’occident :

Atelier de dessin, le talent des japonais

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Comme je m’y attendais, les participants n’ont eu aucun mal à prendre crayons et Faber Castell pour coucher sur shikishi leur image. D’ordinaire, en atelier, je propose des repères et tout le monde suit mes instructions. Ici la capacité à créer était libérée !

Transmettre ses sentiments, la timidité des Japonais

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Là où l’on m’a demandé le plus d’aide, c’est pour trouver quoi exprimer. Un des participants expliquait : « Quand on nous demande d’exprimer nos émotions, c’est dur à faire sortir. C’est notre spécificité de Japonais ! ». Il faut dire que je demandais gros : transmettre un message envers soi-même, envers les participants, ou envers le monde. Il leur fallait s’ouvrir, pour moi c’est devenu un geste naturel mais c’est vrai que ça ne l’est pas d’emblée ; je suis heureuse de les avoir aidé à accomplir cela.

Faire de sa vie ce pour quoi on est doué, le désir des japonais

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Après l’intervention, j’ai eu droit à divers feedbacks, de visu, en message ou en chocolat, et même une chaleureuse Thank you card ! Ce qui les a le plus marqués : l’histoire de mon livre Fraisie, la magie de la pâtisserie. L’importance que je place dans son propre courage, devenant sa propre magie pour réaliser ses idéaux. Une participante a dit que ça lui a donné rêve et espoir, un autre que j’étais comme Eternal SailorMoon. Quels fantastiques cadeaux m’ont-ils fait ;___;

Animer tout en japonais pour des japonais

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Cette intervention a nécessité beaucoup de préparation, évidemment parce qu’elle était intégralement dans une langue que j’apprends encore, mais pas seulement. Je projetais des images en connivence avec mes propos, il fallait que ces images soient culturellement compréhensibles pour des Japonais. Ça a demandé un effort de documentation de plus mais le résultat était là, durant tout l’exposé ils étaient attentifs et ont beaucoup ri. J’étais surtout soucieuse de leur apporter du nouveau contenu, quelque chose qu’ils ne savent pas déjà alors qu’ils sont tellement sérieux et connaisseurs dans divers domaines. Leur montrer mon chemin et mes rêves me paraissait peu mais finalement je crois que c’est ce que j’avais de mieux à offrir. Encore mille mercis aux participants de cet atelier pour leur vif intérêt, vous êtes un public formidable !

Voir aussi sur ce blog

5 bonnes résolutions insufflées par la vie au Japon・5 resolutions infused by my life in Japan

FR EN

S’émerveiller des saisons・Marvel at every season

« Vous aimez parler guerre et politique, mais nous, japonais, nous préférons admirer la nature et prendre conscience de l’éphémérité », c’est ce que disait un chercheur japonais à un chercheur français alors que nous étions à Kyôto en plein Kôyô, période des feuilles rouges. La beauté de l’automne m’a touché de plein fouet, et ce regard sur la planète plutôt que sur l’homme également. « You, French, like to talk about war and politics, but we, Japanese, prefer to enjoy nature and be aware of the ephemerality ». This is what Japanese researcher said to a French researcher while we were in Kyôto at the exact time of Kôyô, the time of red leaves. The beauty of autumn hit me with full force, as well as this look onto the planet rather than the human.

Aimer la nature・Love nature

Alors que le Mont Aso était sur le point d’entrer en éruption, je visitais ce mont et Kumamoto sans savoir ce que la Terre préparait. Des amis japonais se sont inquiétés mais, une fois rassurés sur ma survie, ont tous conclu par : « Oui le pays subit beaucoup, mais c’est aussi grâce à ça que nous avons des onsens. » En bonne Française, j’aurais pu continuer de plaindre le Japon avec les séismes et typhons de cette année, mais leur réaction commence à me faire voir les choses d’une nouvelle manière. Ce respect de la nature, cette façon d’en voir les bienfaits… While Mount Aso was about to erupt, I visited this mountain and Kumamoto without knowing what the Earth was preparing. Japanese friends were worried. But as soon as they were reassured that I was safe, all concluded the following way: « Yes, the country suffers a lot, but this is also thanks to it that we get onsens. » As a pure French, I could have continued to complain Japan with earthquakes and typhoons this year, but the reaction of the Japanese begins to make me see things in a different new way: this respect for nature, this way of seeing its benefits…

Savourer・Savor

Manger peu mais bien, manger peu et réellement apprécier. La qualité plutôt que la quantité, la variété plutôt que la surabondance. C’est ce que j’aime dans les menus japonais équilibrés. C’est ce à quoi l’ambiance générale m’a naturellement amenée à prêter attention, car ici tant de monde prend soin de son corps, que ce soit par un régime ou tout simplement en mangeant la cuisine maison traditionnelle. Eat little but well, eat little and really enjoy. Quality rather than quantity, variety rather than the glut. That’s what I like in Japanese balanced menus. This is what the general mood naturally led me to pay attention. Because here so many people take care of their body, either by following a diet or just eating traditional home cooking.

Courir à point・Running to the edge

Des runners japonais à l’allure super cool ou aux tenues aussi techniques que kawaii, des runners incroyablement rapides ou qui s’amusent en discutant, des runners investis dans une passion d’ailleurs bonne pour leur santé. C’est la nouvelle passion qui m’a directement été insufflée en vivant près d’un splendide parcours de running alliant nature, palais et marathoniens ! Among the Japanese runners, there are those who look super cool or who wear outfits that are as technical as kawaii, those who are incredibly fast or those who have fun chatting. But all are also invested in a passion that is good for their health. This is the new passion that was instilled in me directly by living near a beautiful running course that combines nature, palaces and marathon runners!

Apprendre toujours plus・Learn more and more

Études terminées et bien dans le monde du travail mais il y a toujours cette curiosité profonde et diverse. Apprendre à l’aube avant le travail, transmettre à ses amis, accueillir chaque nouveau curieux pour toujours échanger plus de savoirs. Ça s’appelle « asakatsu », la vie matinale, un concept bien japonais tant les personnes sont « majime », i.e. sérieuses méliorativement parlant. J’adore ce trait de caractère, cette volonté de partage, il y a de quoi s’inspirer ! Although graduated and well inserted in the work market, there remains always this deep and diverse curiosity. Learn at dawn just before work, share with friends, welcome every new curious in order to exchange more than just knowledge. This is what is called « asakatsu », the morning life. This is a very Japanese concept as people are really « majime », i.e. serious in a positive meaning. I love this trait. This desire to share is something to get inspiration of!

L’universalité des valeurs, l’unicité du bonheur

Je parle beaucoup du Japon, pays qui me passionne; aujourd’hui je vais parler de la Chine, mon pays d’origine. Tout d’abord, je vous recommande de lire « L’Universalité et l’existence de l’Autre », série de 3 articles par Chun-Liang Yeh. Je crois qu’il est rare qu’un chinois avec une belle plume française prenne la peine d’expliquer des choses aussi essentielles que l’importance du contexte culturel, alors même qu’on lui assène des jugements de valeurs. Ce genre de témoignage est précieux, lisez-le avec attention.

La Chine, pour moi, c’est un inconnu familier. Je parle à peine un des dialectes, mes parents m’en ont très peu parlé puisqu’eux-mêmes ont vécu dans un autre pays, je n’en connais presque rien par la scolarité française (à mon époque au Bac, la Chine était inclue dans « Asie et pays en voie de développement », chapitre que le professeur d’Histoire n’a pas parcouru sérieusement, estimant que ce sujet ne tomberait jamais en examen). Mais j’en ai les traits et dès que je lis un ouvrage dessus je m’y retrouve beaucoup émotionnellement et philosophiquement. D’ailleurs, Chun-Liang décrit un comportement chinois – ne pas exprimer sa pensée lorsqu’on a le sentiment que l’auditoire n’est pas prêt à l’entendre – qui m’a parut être un de mes traits de caractères. C’est bien mystérieux ^_^

Lors de la migration de mon blog vers la plateforme actuelle, j’ai purgé énormément d’articles car j’écris vraiment trop ^o^ Mais un article est resté : « Devenir illustrateur – Ayez une attitude positive et optimiste ». Dans cet article, je citais Confucius pour encourager les jeunes artistes en herbe, et aussi pour me faire la promesse de créer des projets qui me ressemblent, résolument positifs : « Cultivons notre être pour devenir la meilleure version possible de ce que nous sommes. » C’était ma bonne résolution 2011. Et maintenant, en 2012 ? À ma petite échelle, j’ai l’impression d’être sur la voie que je devais prendre, car j’écris ceci en après avoir envoyé le prochain livre d’Univers partagés éditions chez l’imprimeur d’une part, chez le diffuseur d’eBooks d’autre part. Il arrive, ce nouveau livre dont je ne suis ni auteur ni illustrateur mais tout le reste, tout ce qui porte le message vers le public. Et comme ce livre est un hommage, une véritable déclaration d’amour au Japon, j’ai la sensation d’enfin mettre mes compétences au service de quelque chose de positif, autre chose que ma carrière, autre chose que juste mes passions personnelles, quelque chose de plus. Au service de ceux qui ne demandent qu’à vivre leur passion. Ça reste un bourgeon, mais déjà je suis heureuse de travailler à ce qu’il s’épanouisse ^__^

Tout ça pour dire qu’il n’y a pas qu’une unique manière de se réaliser, d’œuvrer pour le bonheur, de penser. Il y a celle que vous apprend votre culture à votre époque, vos parents, votre école. Et aussi, il y a celle des autres, qui peut être différente de la vôtre sans être mauvaise pour eux. Ne jugez pas le peuple chinois comme vous jugeriez votre compatriote français. Ne restez pas à tout prix sur la voie royale du bonheur prouvé et approuvé, peut-être que votre propre bonheur est aussi atypique que vous êtes authentique !

Open sharing – le cercle vertueux du partage

En novembre dernier, Trey Radcliff mettait des mots sur ce que je ressentais depuis longtemps à propos de quelque chose d’essentiel sur le web : « The spirit of Internet-trust ». Exactement l’état d’esprit qui me fait aimer Internet durant ces 14 dernières années, qui m’a fait passer l’an dernier tout mon site sous licence Creative Commons Attribution-Non commercial (qui m’a fait aimer Google+ aussi).

Voilà que Trey récidive en écrivant sur Pinterest et en élargissant le sujet à : « Sharing isn’t the future; it’s the now ». Je ne voulais pas m’intéresser à Pinterest, je me trouve déjà sur-connectée, mais voilà qu’il me prend par les sentiments : je suis une artiste qui créé pour communiquer et qui croit très fort à la bonne volonté des internautes qui apprécie sincèrement mes travaux. Et donc, ai-je envie de partager sur une plateforme populaire mes dernières créations et que ceux-ci puissent, s’ils sont appréciés, être re-partagés avec la bonne paternité respectée ? Oui ! Me voilà donc sur Pinterest, ah la la ^____^

Licence Creative Commons pour partager ses illustrations sur le web

Désormais, mes illustrations sont sous licence Creative Commons pour le web ! Et cela pour « the spirit of internet-trust » !! Je vous partage le fruit de conversations Google+ de ces derniers jours qui m’ont menée à cette décision :

Trey Radcliff, photographe à la notoriété immense sur le web, écrit un post sur Google+ pour expliquer pourquoi il ne met pas de watermark sur ses photos. Pour résumer, Trey est dans 310 876 cercles G+ et uploade ses photos pures en très haute définition sur Picasa. Parce que le watermark enlaidit le résultat, parce que le web a désormais des outils puissants tels que Google Reverse Images pour identifier qui est l’auteur de l’image, et parce que partager librement c’est aussi faire confiance.

C’est exactement l’esprit que j’aime, celui que j’avais en découvrant Internet en 1998, celui que j’ai toujours aujourd’hui quand j’autorise des groupes à créer des tags à partir de mes illustrations. En plus de 10 ans d’évolution du web et de ses nouveaux utilisateurs, c’est difficile de garder cet état d’esprit : je ne compte plus les batailles contre les utilisations commerciales à tort de mes travaux, les échanges désespérants sur deviantArt avec des gens qui se proclament auteurs de mes images, etc. Combien de fois entend-on de nos jours les bêtises selon lesquelles ce qu’on trouve via Google Images est libre de droit, tombé dans le domaine public, ou non protégé ?

Malgré ces internautes à éduquer au droit d’auteur, il y a une majorité d’internautes respectueux et ouverts d’esprit. Le web est toujours un formidable espace de partage, n’est-ce pas ? Je ne sais pas trop pourquoi, mais c’est sur G+ que je le constate très fort, parmi cette communauté d’américains geeks qui partagent beaucoup dans un sentiment de liberté. C’est là que j’ai eu des conversations intéressantes qui m’ont redirigée vers des articles très intéressants – forcément en anglais, mais il n’existe plus de barrière de langue sur G+ ! – et je vous conseille vivement de les lire :

Suite à cela, j’ai enfin compris ce que sont les licences Creative Commons, i.e. exactement ce que je réponds depuis des années lorsqu’on me demande sous quelles conditions utiliser mes images. Ce que je répondais : « Bien sûr vous pouvez montrer mon illustration sur votre site web à but non commercial si vous me créditez avec un lien vers mon site ». C’est exactement ce que les gens bien faisaient, ils ajoutaient toujours « ©Rosalys www.rosalys.net » . La licence CC correspondant à tout ceci, adaptée à mon travail, est ainsi :

À propos des images
Les illustrations contenues dans ce blog sont mes travaux sous les licences suivantes :

Aussi, si vous aimez partager vos images, qu’il s’agisse de photographie, d’illustration, de graphisme, ou quoi que ce soit de votre création, je vous encourage à les partager sous cette licence. Comme le dit Glendon Mellow : « it’s time to take back the Net » !!

Devenir illustrateur – Ayez une attitude positive et optimiste


« Lien généreux » – extrait

Mon planning 2010 est aussi dense que j’aimerais une année 2011 plus zen. Aussi ai-je commencé par m’octroyer quelques jours de retrait artistique, pour me recentrer sur ce que j’aime vraiment faire : écrire des histoires qui ont du sens, dessiner pour exprimer des sentiments sincères, bref créer ! Ce calme m’a rappelé mes véritables envies et projets personnels-professionnels : créer des œuvres authentiques, m’accomplir en m’investissant toute entière dans ce qui me passionne, et que cela donne du courage à ceux qui en ont besoin.

Pendant mon retrait, j’ai aussi réfléchi à ce qui, malgré mes encouragements, faisait pencher la balance chez des jeunes artistes en herbe pour le plan Raison plutôt que pour l’objectif de vie Passion. Voir les commentaires sur mes articles « Orientation scolaire et débouchés » et « Le goût du dessin » . Dernièrement, j’ai appris qu’une jeune fille venue à une de mes expositions a fini par choisir des études d’anglais alors qu’elle m’a affirmé rêver de dessiner comme moi. Cela m’a attristé, en grande partie car j’ai senti l’absence de soutien de la part de ses parents, eux qui m’ont dit devant elle qu’elle ne saurait soit-disant pas se vendre comme je le fais. Est-ce à cause de ça qu’il faudrait abandonner ses rêves ?

Voici ce que j’ai mis en pause pendant mon retrait artistique : la négociation de contrats, l’appréhension de nouveaux projets, la promotion sur les réseaux. Et je reprends tout aujourd’hui, doucement, car cela fait partie du métier. Il faut savoir faire tout cela lorsqu’on choisit de travailler en indépendant, cependant, d’une part il n’est pas nécessaire de choisir le freelance, d’autre part il n’est impossible à personne d’apprendre à gérer ces aspects. Je peux avancer ce dernier point car le papa qui me prenait en exemple quant à savoir se vendre n’a pas constaté que je suis une personne très timide, menant une vie modeste et ayant un diplôme pas du tout dans son domaine d’activité. Je n’ai rien d’enviable, rien de plus que la fille de ce père inquiet. Je n’ai pas commencé avec toutes les prédispositions, j’ai commencé parce que je l’ai voulu de tout mon être, et je continue parce que je persévère. Jeunes artistes, ayez le courage de vivre; parents, laissez vos enfants apprendre à vivre !

Ces dernières semaines, j’ai aussi beaucoup lu, notamment des ouvrages sur la pensée chinoise depuis l’Antiquité. Même si vous n’avez pas forcément comme moi des origines chinoises, j’ai envie de citer quelques passages qui pourraient vous éclairer :

« Cultivons notre être pour devenir la meilleure version possible de ce que nous sommes. (…) Si nous parvenons pleinement à apprécier nos limites, à parler et à agir avec circonspection, à pénétrer notre quotidien de l’esprit confucéen de courtoisie et d’honneur, à développer notre corps et notre intellect, beaucoup moins de choses nous gêneront, et nous finirons par comprendre comment être une bonne personne et comment affronter au mieux le monde. (…) Si nous avons une attitude positive et optimiste, et une juste compréhension des limites des relations humaines, nous pouvons devenir le genre de personne qui, tel un soleil, diffuse le bonheur et le réconfort sur sa famille, sur ses amis et, en fin de compte, sur la société toute entière. »
Yu Dan, Le bonheur selon Confucius

Voilà ce que j’aimerais que ceux qui ont tout le potentiel et plus qu’un choix à faire prennent en compte. Voilà ce que j’aimerais répondre au récent commentaire de Jess sur son choix de carrière. Mais quoi qu’il arrive, jeunes artistes en devenir, vous restez maître de vos choix. J’aimerais être pour vous celui que Confucius appelle « l’ami droit, c’est-à-dire franc, honnête et juste. (…) Il vous donnera du courage quand vous serez timoré, de la décision et de la résolution quand vous serez hésitant. » Mais je ne peux l’être au-delà du possible, d’ailleurs Confucius dit aussi : « Avertis tes amis avec franchise et conseille-les avec douceur. S’ils n’approuvent pas tes avis, arrête, plutôt que de risquer un affront. » Alors je ne peux en dire plus, j’espère cela dit que vous prenez de bonnes résolutions pour 2011 et pour votre avenir ! De mon côté, je tâcherais de créer des projets qui me ressemblent, résolument positifs !!

iMac – Quand renouveler son ordinateur pour dessin numérique

Je vous ai parlé du renouvellement de sa tablette graphique, mais il y a plus vital encore lorsqu’on dessine en numérique : son ordinateur !

Ça fait 3 ans que mon iMac – nommé « Lumière » – donne le meilleur de lui-même. Le pauvre date de l’âge de pierre, cette 4ème année j’ai tiré sur ses ressources : Photoshop prend presque un quart d’heure pour se lancer tellement j’ai importé de motifs; travailler sur une affiche A2 fait planter la machine; dès qu’un montage vidéo est terminé il faut le délocaliser sur disque externe car il n’y a plus de place; … Bien sûr, j’oriente côté artistique, sinon j’ajouterais qu’en 3 ans on est passé de l’iPhone 3G à l’iPhone 4 qui fait des vidéos et photos de meilleure qualité, ce qui fait exploser la taille d’iPhoto, sans oublier l’HDR ^o^; Bref, plus assez de mémoire vive, processeur out, espace disque en mode survie, il est temps d’évoluer.

Le bon moment est enfin arrivé, celui qui rend l’investissement moins culpabilisant car c’est en solde : le Black Friday ! Sous ce nom obscur pour nous Français, il faut comprendre qu’il y a des promotions monstres dans des tas de boutiques américaines, dont l’Apple Store *o* Et s’il faut que mon ordinateur tienne encore 3 bonnes années, il vaut mieux booster sa configuration en prévision de l’avancée technologique à venir. Et voilà, mon nouvel iMac – nommé « Licorne » ! – est là, il a… un processeur à 3,60GHz, 8 Go de RAM, 2 To de disque dur, plus encore que mon serveur de stockage O___O Avec cette bête de course légendaire, il y a de quoi créer jusqu’au bout de ses limites humaines ^o^ D’ailleurs, j’adore le slogan d’Apple pour l’iMac : « Le tout-en-un ultime. Version turbo. »

J’en ai aussi profité pour renouveler mon imprimante-scanner : meilleure impression, meilleure résolution, tout cela est important pour une illustratrice ! Ajoutons à cela que j’ai choisi une imprimante qui permet d’imprimer sans fil en Wi-Fi, et qui gère AirPrint pour imprimer depuis iPhone et iPad, et mon atelier est passé à l’ère moderne ^o^

Migrer d'un iMac à un nouvel iMac se fait tout seul, c'est aussi magique qu'une Magic Mouse ^o^

Devenir illustrateur – orientation scolaire et débouchés


« Amour de l’art » – extrait

Septembre, pour certains d’entre vous, c’est la rentrée scolaire et les réflexions sur l’avenir. Pour d’autres, comme pour moi, c’est reprendre de plus belle le travail et donner le meilleur de soi-même pour concrétiser des projets. C’est pourquoi, je n’ai pu donner suite à tous vos messages – désolée ! – mais aussi parce que je ne veux pas mal répondre à des questions… d’orientation scolaire.

Vous me demandez comment faire pour devenir illustrateur, est-ce que cela vaut le coup de faire une école d’art, y a-t-il des débouchés, trouve-t-on facilement un emploi, sera-t-il possible d’en vivre une fois le bon diplôme en poche, etc.

Ces questions sont cruciales, vous avez raison de vous les poser au plus tôt. D’ordinaire, lorsque des artistes en herbe viennent me demander conseil en dédicace, ou m’écrivent avec des exemples de beaux dessins, j’encourage à choisir une bonne école pour les plus jeunes, et à se lancer pour les plus confirmés. Mais ces mails d’Août/Septembre m’ont fait réfléchir : que répondraient les conseillers d’orientation, les autres artistes, les professeurs et les parents ?

J’ai vu trop de passions réprimées, des talents enfouis, du potentiel gâché, pour ne pas encourager des gens qui aiment le dessin. Mon parcours n’est pas le plus simple, en autodidacte j’ai foncé sur la voie libre et difficile du freelance. Ce n’est pas forcément ce qu’il faut faire, ni la bonne manière de le faire. Cependant, même si je ne saurais vous renseigner sur les cursus scolaires et leurs débouchés théoriques, je peux vous dire qu’avec un peu de curiosité et d’amour de l’illustration, vous verrez se dégager beaucoup de métiers possibles : bien sûr vous pouvez être illustrateur indépendant, peintre ou auteur de BD, mais vous pouvez aussi travailler en agence de communication ou de publicité, faire du graphisme textile ou designer en décoration. Le monde est vaste et l’art visuel est partout !

Quant à vos chances de réussite, je ne connais pas les pourcentages de chaque filière et la bonne stratégie à adopter. Ce que j’ai de mieux à vous dire, c’est de sonder en vous votre besoin de sécurité, de confort, et votre besoin de sens, d’épanouissement. À partir de là, vous pourrez choisir des métiers et des voies dites « royales » pour « réussir » votre vie sociale, ou bien croire en vous et vous donner les moyens de réaliser votre rêve, si vous rêvez sincèrement de vivre votre art.

J’espère ainsi que ma réponse vous aidera…

Cela étant dit, si des professionnels de l’orientation ou des artistes ont des conseils à émettre pour éclairer les jeunes à un croisement important de leur scolarité, n’hésitez pas à vous exprimer en commentaire de cet article !

Tablette graphique – Quel matériel de dessin numérique choisir en 2010

Envie de débuter en dessin numérique, hésitation à renouveler son matériel, perdu dans les marques et gammes de tablettes graphiques possibles ?

Petite parenthèse entre 2 dédicaces à Japan expo pour répondre à vos questions. Car vous êtes nombreux à m’envoyer des e-mails me demandant des conseils, peut-être l’été est-il votre moment privilégié pour faire le grand saut artistique… Et je vous y encourage ! J’ai donc décidé d’en faire un article de blog avec mon avis sur les tablettes que j’éprouve au quotidien, et certains d’entre vous auront sûrement des conseils plus exhaustifs, aussi n’hésitez pas à commenter pour partager votre expérience pour les novices !

  • Pour le loisir :

Si vous cherchez une tablette graphique en tant que gadget technologique, vous pouvez vous offrir l’entrée de gamme d’une marque générique, faites-vous plaisir sans loucher sur les modèles high tech de la marque Wacom, il me semble que les tablettes les moins chères sont de la marque Trust. Familiarisez-vous avec la virtualisation : dessiner en regardant l’écran et non le stylet vous paraîtra vite inné, pas d’inquiétude ^_^

  • Pour la colorisation numérique :

Vous dessinez et encrez sur papier, vous ne voulez passer au numérique que pour coloriser. Marque réputée ou générique ? Le choix vous est toujours possible, prenez en compte les contraintes de chaque marque et voyez si vous pouvez vous y accommoder. Avec une tablette de marque ThinLine par exemple, votre poignet devra porter dans le stylet une pile, la changer et faire attention aux faux-contacts en cas de transport. Pour la taille, vous pouvez faire de jolies choses avec une petite tablette, c’est tout à fait suffisant.

  • Pour du full digital :

Vous souhaitez tout faire en numérique, vous voulez tracer de grandes courbes avec précision. Il paraît nécessaire de passer à plus grand. Mais est-ce pour autant pertinent ? J’ai travaillé sur une tablette A4 pour cette raison et je n’ai jamais trouvé la position de bureau adéquate, si bien que j’ai pris ensuite une tablette A5. Mais vous, vous trouverez peut-être ^_~

  • Pourquoi en changer :

Votre première tablette est votre amie pour la vie, et elle est toujours en vie après 10 ans de loyaux services. Oui, mais votre vieille Wacom Graphire, qui n’est même plus éditée à présent, n’a pas évolué alors que la technologie va si vite ! L’intérêt d’avancer avec son temps : bénéficier de tout ce qui facilite les tâches et vous rend plus efficace. Par exemple, configurer vos raccourcis récurrents sur les touches de la tablette permet de s’affranchir du clavier durant la session de dessin, déplacer la zone de travail avec vos doigts sur la zone tactile de la tablette permet de dessiner en plein écran sans ascenseurs, etc. Cela peut paraître bête mais c’est le genre de petite révolution qui vous change la vie ^o^

  • Petit budget, pas d’idées, vous voulez une solution toute faite :

Vous voulez ce que j’ai ? Facile : vous trouverez partout dans le rayon Périphériques une Wacom Bamboo fun. Je l’ai acquise après que ma Thinline XL est morte d’une chute suite à ma démonstration de dessin à la FNAC (attention au câble USB durant les transports !). J’en suis très contente. Et si vous avez la patience d’attendre que la technologie progresse encore un peu, voyez pour prendre directement un futur iPad qui aurait un stylet précis et des logiciels de dessin puissants ! Ce n’est que du conditionnel car pour l’instant l’iPad ne permet que du croquis au doigt. Et la Wacom Cintiq, pour dessiner sur un écran mais toujours en utilisant son ordinateur personnel ? Testez-la en festival pour vous amuser, mais si vous avez la patience, vous pouvez vous permettre d’attendre que les prix soient plus abordables.

Voilà ce que je peux vous en dire, je ne peux renseigner davantage car je n’ai pas d’avis sur des modèles A3 et autres testés pas plus d’une soirée, et je n’ai changé que 4 fois de tablette. Parce qu’une tablette a une longue durée de vie, bref c’est un bon investissement ^__~

Le goût du dessin

The taste of life

Il m’arrive de recevoir des mails de jeunes artistes en devenir, qui ont 12, 16 ou 21 ans. Peu importe l’avancement de chacun en âge et en étude, ce qui compte c’est qu’ils sont à un croisement de leur chemin de vie. Certains m’écrivent parce qu’ils doutent, d’autres parce que mon parcours artistique leur donne de l’espoir. Aujourd’hui, c’est un mail de remerciements que j’ai reçu, parce que mes illustrations ont redonné l’envie de dessiner. Sachant qu’à mes yeux, redonner le goût du dessin est assez proche de redonner le goût de la vie, j’ai été très émue…

Pour tous ceux qui m’écrivent ou qui n’oseraient pas m’écrire pour ces raisons, un autre point commun vous relie : vous pensez tous que votre long récit sera ennuyant et que je n’aurai pas le temps d’y répondre. Certes, je suis très occupée et il ne m’est pas toujours possible de répondre longuement. Mais sachez que vos textes sont de vrais trésors, c’est moi qui vous remercie de vous épanouir, si je vous aide de quelque manière à vous accomplir dans votre vie alors mon bonheur est incroyablement entier !

Vous êtes nombreux à vous épancher de manière passionnante sur votre passion, j’aimerais tellement que vous partagiez à d’autres cette expérience importante que vous êtes en train de vivre et qui encourageraient d’autres plus tard. Dorénavant, j’inviterai les jeunes artistes à laisser un petit mot sur cet article de blog, j’espère qu’ils joueront le jeu car ces trésors mériteraient d’être partagés !!

Pour finir, un petit retour sur un détail de mon parcours : M. Kojima, directeur d’une école de manga au Japon, me demandait si mes parents m’avaient soutenu dans la voie artistique. La réponse est non. Mes parents sont des héros de shônen manga, prêts à tout sacrifice pour un meilleur avenir pour leurs enfants. En retour, l’enfant que j’étais a mené une carrière scientifique à la hauteur de ce qu’ils espéraient, et les mangas m’ont accompagné sans cesse ^o^ Ils n’approuvaient pas que je fasse de l’auto-édition en parallèle de mes études supérieures, ils étaient choqués lorsque j’ai démissionné de mon entreprise en abandonnant une situation confortable. Jusqu’à un cocktail, où l’adjoint au maire expliquait avec joie à ma mère que j’avais contribué au rayonnement de son événement culturel. Là, mes parents ont commencé à se dire que je faisais un vrai métier, et qu’ils étaient fiers que j’ai toujours porté mon rêve en moi. À cela, M. Kojima acquiesce en disant qu’au Japon, les parents sont tout autant frileux à inscrire leurs enfants dans une école de création artistique, car tout parent rêve d’un avenir stable pour son enfant. « Mais il faut permettre aux jeunes talents de s’exprimer ». Je veux vous permettre de vous exprimer, quelle que soit la discipline qui est votre vocation. Nous pouvons, nous devons tous réaliser nos rêves et exprimer notre authenticité : c’est ce qui donne un vrai goût à la vie !