▶✐ Qu’est-ce que le Bio ? Kiseki no ringo, une ferme bio au Japon, Nutrition Santé, omnivore & sain


Qu’est-ce que le Bio ? Kiseki no ringo, une ferme bio au Japon, Nutrition Santé, omnivore & sain

Aujourd’hui je voudrais faire le point sur le Bio en tant qu’omnivore débutante en nutrition pour la bonne santé de mes proches.

Alors comme je le disais dans ma vidéo de Grocery haul, j’ai fait un festin pour célébrer la longue vie miraculée de mon père, donc très faible en sel en sucre et en gras. Et pour trouver plus facilement des ingrédients de base sans additifs, j’ai notamment fait mes courses en magasin Bio.

De suite la réaction de mon frère a été :
« Ah tu es dans le Bio maintenant ! Bientôt tu vas manger des insectes alors ! »

Mon neveu MaxCraft abonde :
« Ouais c’est ce qu’on a vu à la TV »

Même Gundamathis y va :
« C’est la nourriture du futur, les insectes, j’ai vu ça dans une vidéo YouTube »

Plutôt que nourriture du futur, je trouve que c’est celle de l’Antiquité, mais surtout je ne sais pas pourquoi dans cet inconscient collectif tout à coup Bio et Insecte vont de pair. À force de voyager, je n’ai pas vu les mêmes émissions ou journal tv que mon entourage, mais j’ai envie de dire : quoi qu’il arrive, croisez les données, ne vous fiez pas à 100% aux propos d’une seule personne, même si elle est diffusée sur un canal à plus ou moins grande échelle. On est à une époque où l’accès à l’information est incroyable, alors informons-nous !

1 – Qu’est-ce que le Bio ? Les pommes Miracle

Qu’est-ce que le Bio ? En 2 mots, les produits bio sont produits à partir d’une agriculture sans produits chimiques comme des pesticides, et respectueuse de la nature.

Mon coup de coeur de tous les temps pour découvrir l’agriculture biologique, c’est le film Kiseki no Ringo, un film de 2013 que j’ai vu en DVD l’an dernier. Il s’agit de l’histoire du précurseur du bio au Japon, dont vous pouvez lire également l’histoire en manga, traduit en français en 2014 aux éditions Akata sous le nom de Les pommes Miracle.

Akinori Kimura, véritable agriculteur des années 50 et précurseur du bio, a inspiré ce film qui retrace sa quête pour une agriculture sans pesticide ni fertilisant. Instructif et terriblement attachant. Voici ce qui m’a touché :

1) La volonté du Bio pour la santé

Le consommateur peut désormais apercevoir de plus en plus de produits bio à portée de main, mais avant ça il y a eu tant d’étapes. Ce film m’a fait prendre conscience de la difficulté de faire de l’agriculture sans insecticide à travers l’histoire de Kimura : plus de 10 ans d’expérimentation soldée de parcelles rongés par les insectes, de railleries et de mépris envers le précurseur qu’il était, de faillite le menant à la rue. Kimura a enduré tout cela pour la santé de sa femme, ce qui m’a également fait prendre conscience de la difficulté du travail avec insecticides : la pulvérisation minutieuse sans machine, la proximité avec les produits menant à de graves allergies.

2) Croire en le courage du pommier naturel

C’est ce que j’aime tant dans l’esprit du Japon, cette persévérance acharnée accompagnée du sourire de l’espoir. Ce film est foncièrement optimiste ! Malgré tout ce qui s’abattait sur eux, l’épouse de Kimura, son beau père et même ses enfants y croyaient fort. Née dans la pauvreté et les échecs, la fille aînée d’agriculteur, qui n’a alors jamais goûté à une pomme, n’a à dire qu’une chose de son père : elle a hâte de manger un jour une pomme bio que celui-ci tente de produire. Une pomme miraculeuse, née d’une terre à l’écosystème naturellement riche, et pour laquelle Kimura remercie les pommiers de leur volonté de vivre.

3) La vie à Aomori

Ce film est aussi magnifique car il montre la vie agricole à Aomori, célèbre justement pour ses pommes, sur fond de splendide décor de montagne. Le tout avec le dialecte local !

Depuis, quand je suis au Japon et que je mange des pommes bio d’Aomori, je pense à tout l’effort de la nature et des hommes mis dans chacun des fruits que j’ai en main, et dont le goût est si fantastique que je leur en suis vraiment reconnaissante. Et depuis, c’est la même chose pour tout ce que je mange. Quand je dis « Gochisô sama deshita » en fin d’un bon repas, j’ai un réel sentiment de gratitude.

2 – Ma visite d’une ferme bio au Japon

Ma visite d’une ferme bio au Japon il y a un peu moins de 2 ans, c’était peu après m’être passionnée pour Gin no saji – Silver spoon. À ce moment-là, j’étais juste trop contente de voir une ferme et d’y faire une récolte de patates douces avec l’agriculteur. Dans les faits, j’ai découvert un homme et une famille qui ont voué leur vie à l’amour de leur terre. Quand il montrait ses champs, il faisait goûter ses okras en les cueillant sans même les épousseter, il goûtait même sa terre en expliquant qu’elle était riche en nutriments. Le repas tous ensemble était un barbecue de ses légumes frais avec du riz cuit comme autrefois, et en dégustant ces légumes incroyablement goûteux, ma voisine japonaise s’exclamait « Shiawase! » – « Quel bonheur ! ».

Au passage, les patates douces étaient gigantesques et délicieuses !

Il a aussi montré comment ses fertilisants naturels étaient vivants, en creusant dedans pour montrer la chaleur dégagée. « Tel un onsen », disait-il. De cette expérience, j’en retiens l’harmonie fructueuse de l’homme et de la nature, c’est vraiment beau à voir.

3 – En France, avant de savoir ce qu’était le Bio

En France, avant de savoir ce qu’était le Bio, quand j’étais petite, ma seule image du Bio, c’était le yaourt « Bio de Danone » qui a été renommé en « Activia ». C’était trop bizarre parce que les publicités disaient qu’en consommer régulièrement était bon pour la santé mais apparemment le nom portait à confusion. Même mouvement étrange ensuite avec les pub Actimel dont les mérites immunitaires vantés étaient trop trompeurs pour rester diffusés tels quels. Bref, depuis petite, ça a développé chez moi une méfiance envers le Bio, alors que c’était pas du tout le Bio, c’était l’industrie laitière Danone !

Plus tard, en continuant dans la méconnaissance, tout le monde me disait que le Bio c’était un délire de bourgeois, tout est excessivement trop cher, c’est même pas meilleur, c’est juste inintéressant quoi. Du coup je n’avais jamais creusé car, bizarrement, on mange tous les jours et on est ce qu’on mange, c’est littéralement vital ce qu’on mange, mais je ne me suis jamais spécialement intéressée à la nutrition. C’est trop bizarre ! Mais voilà, je vis dans mon temps, on est à une ère moderne où les besoins primaires sont rapidement et facilement assouvis par l’industrie et on peut se concentrer sur son travail, la culture, l’intellect, l’humanitaire, l’espace, l’univers, peu importe mais tout sauf la base !

Tout ça pour dire que c’est encore possible aujourd’hui de se tromper sur ce qu’est le Bio, moi la première. Mais il suffit de s’y intéresser un peu pour comprendre que ça mérite de l’intérêt.

Pour résumer encore une fois, Qu’est-ce que le Bio ? En 2 mots, les produits bio sont produits à partir d’une agriculture sans produits chimiques comme des pesticides, et respectueuse de la nature. Ça veut dire par exemple que les poules sont élevées comme des êtres vivants qui ont le droit de voir le ciel et de se promener, ça veut dire aussi que leurs oeufs sont pleins de bons nutriments et sont délicieux. Ça veut dire par exemple que l’écosystème des champs est préservé au lieu d’être tué, ça veut aussi dire que la pomme que vous croquez a beaucoup plus de goût et que vous n’aurez pas besoin de l’assaisonner excessivement pour que ce soit savoureux.

4 – Pourquoi le Bio pour mon père ?

Pourquoi le Bio pour mon père ? En fait, le déclencheur pour moi, c’est le temps passé à chercher des ingrédients faibles en sel et en sucre en grandes surfaces. Ça m’a fait prendre conscience par exemple que le chocolat en poudre de toute mon enfance n’était quasiment que du sucre, ou que même à notre époque la charcuterie est bourrée de sel. Donc quelque part, ce n’est pas tant que j’ai eu une illumination pour le Bio, en fait c’est la grande distribution qui m’a poussé à aller voir ailleurs, là où tout est plus clair et clean.

Et finalement j’en suis bien contente. C’est bien plus facile de choisir des fruits et légumes de saison puisqu’il n’y a que ça, c’est là qu’il y a de la variété en bonnes farines et légumes secs, c’est là qu’il y a de bons miels, c’est là qu’il est moins cher d’acheter des oléagineux autrement que dans de minuscules sachets plastiques. Bref c’est vraiment plus simple pour moi, je ne l’aurais pas cru. Mais c’est aussi là que j’ai constaté que…

5 – Le Bio effraie ?

Le Bio effraie ? Comme je le disais, je reste fondamentalement omnivore, c’est à dire que je mange volontiers de tout. Simplement, pour le festin dédié à mon père, j’ai cherché à introduire le fruit de mes premières recherches. Notamment en préparant du quinoa, des pâtes de lentilles corail, le tout en équilibrant les saveurs et les apports. Bien sûr je suis encore débutante dans ce type de cuisine et en plus mon palet est déjà habitué à savourer le goût des légumes au plus pur plutôt que noyé dans de l’huile et du monosodium de glutamate. Résultat, c’était trop hardcore pour ma mère et ma soeur.

Pire, j’ai aussi essayé une recette fully raw, en français « toute crue ». Autant pour mon chéri c’était le meilleur plat du festin, autant pour ma soeur c’était la terreur.

Mais je ne cherche pas à convertir, juste à faire découvrir, donc j’avais aussi préparé des plats alternatifs riches en viande, en crème, en fromage, bref en ce qui correspond aux standards d’un repas de famille en Occident. Sauf que, je n’ai pas ajouté de sel là où c’était déjà riche en sel intégré, donc même ça c’était trop hardcore.

Au final, je crois que mon père a apprécié, c’était enfin un repas où l’on mangeait tous ensemble et non un repas où il était exclu d’un festin appétissant. Mais l’autre revers, c’est que ma mère s’est acclamée :
« Tu dois manger de la viande ! Tu vas manquer de choses ! Tu vas mourir ! Tu dois manger de la viande ! »

Et ma soeur de débuter Miitomo sous mon impulsion en répondant :
« Tu veux savoir ce que j’aime manger plus que tout ? La viande »

Et ma nièce JadeStar :
« Tu veux savoir ce que j’aime manger plus que tout ? La viande et les sucreries »

Mais je mange de la viandeuuuu et je continue d’être fan absolue d’oeufeuuu ! Et même si cette fois-ci mon gâteau est à base de dattes et de noisettes plutôt que de beurre cuit, ça reste de la pâtisseriiiie ! Méeuh ! J’ai fait de mon mieux mais je ne suis que moi, et parfois y mettre tout son coeur ne suffit pas pour réussir à combler tout le monde. Bouhou… Mais surtout, ce n’est pas parce que j’ai fait mes courses en magasin Bio et dans la ferme fruitière d’à côté que tout à coup je suis végétarienne absolue, bizarre et sectaire. Ça veut juste dire que j’ai compris que la bonne santé vient de bons aliments et que ça me fait plaisir de chercher à m’adapter à cette ère moderne en Occident. Les choses sont différentes au Japon, mais en tout cas quand je suis en France je trouve qu’il y a un effort à faire pour trouver les bons repères et les bonnes habitudes. Ça en vaut la peine, et en fait je trouve ça passionnant !

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☞ Vidéos & liens cités :
Mes courses [En France] Bio coop & Ferme fruitière & Supermarché [Nutrition Santé] [Grocery Haul]
Film Kiseki no ringo mon avis (sur mon blog)
Manga Les pommes miracle
Manga Silver Spoon
Ma visite d’une ferme Bio au Japon : 有機野菜の収穫体験 (sur mon blog)
Mon père & moi #2 – Son histoire vue par moi : Une vie pour les autres
Sans sel, ni goût ni vie ? Régime restrictif hyposodé sans sucre sans gras = Découvertes gustatives!
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