Tutorial – Comment bouger un glowstick durant un concert anisong

L’utilisation du glowstick en concert J-pop commence à peine en France, alors qu’il est largement répandu au Japon. Pouvoir suivre la musique tous ensemble en lumière ajoute une magie incroyable à l’expérience ! C’est pourquoi je vous ai conçu ce petit tutorial, établi de manière empirique après avoir assisté à des concerts anisong cet été à Tôkyô. Si vous aimez les artistes que vous allez voir en live, donnez-vous la peine de prendre un bâton lumineux et de suivre ce tutorial ! Pour vous expliquer au mieux, j’ai mis en scène les personnages de mon dernier livre Fraisie, la magie de la pâtisserie ^__^

Note : J’ai préparé ceci pour le May’n fanclub France, donc les exemples illustrant les mouvements sont des titres de May’n, mais toutes les instructions sont valables pour la majorité des chansons anisong.

I – À propos du glowstick

Bien choisir son glowstick

Pour pouvoir émettre une bonne lumière au bout de votre main durant tout un concert, choisissez bien votre glowstick ! Si l’événement propose un glowstick officiel, n’hésitez pas à en prendre, ce peut être un bracelet, un bâton à motif ou un joli uchiwa. Le cas échéant, prévoyez un glowstick qui se prend bien en main, avec une poignée et une dragonne, assez long et surtout bien épais. L’important est d’émettre de la lumière visible de tous ! Le meilleur choix est le glowstick à piles, mais en France il y en a peu en boutique. Au pire, un jouet type épée laser Star Wars ou un stick fluorescent à craquer fera l’affaire de manière éphémère.

Uchiwa lumineux officiel du concert a-nation 2012, à la fois éventail et objet souvenir mais à usage unique pour ce seul événement

Glowstick coeur de “Smile PreCure!”, un petit jouet très mignon mais la diffusion de la lumière dans le coeur se fait très peu

Glowstick à LED, trouvé par miracle en déstockage à Casa en France mais n’est pas de bonne qualité, c’est l’objet qui éclaire le moins de tout ce que je vous montre

Glowstick simple, la quintescence du glowstick japonais, la puissance d’éclairage est très satisfaisante !

Glowstick à mélange de couleurs, l’aspect mélange est très pratique mais au moindre faux-contact c’est tout le glowstick qui perd en puissance

Glowstick à plusieurs couleurs, c’est le meilleur glowstick que j’ai acheté au Japon

La couleur du glowstick

La couleur a aussi son importance ! Certains artistes ont une couleur fétiche et apprécient qu’il soit utilisé par le public, par exemple le rouge pour ALI PROJECT. De manière générale, durant le concert, prévoyez de pouvoir changer entre couleur chaude pour une chanson enflammée, et couleur froide pour une ballade. Au minimum, ayez une couleur orange et une couleur bleue. La solution la plus confortable étant d’avoir un glowstick à couleur modulable, mais encore une fois, j’en ai trouvé aisément au Japon et nullepart en France.

II – Mouvements de base

Le rythme de base : ↗ ☆ ↘ ☆

exemple : premier couplet de “May’n☆Space”

Battre la mesure ne se fait pas juste en faisant semblant de taper la tête de son voisin d’en face. Durant un couplet simple, le mouvement se fait en 4 temps. Glowstick vers le bas, agiter vers l’avant, glowstick vers le haut, agiter. Comme je faisais des concerts d’été de plus de 4 heures, j’économisais mon énergie en pliant le coude. Mais si vous êtes motivés, vous pouvez le faire en dépliant le coude entièrement lors du mouvement vers le haut.

Le refrain : ☆ ☆ ☆

exemple : refrain de “Brain Diver”

Le refrain est un moment intense lors d’une chanson qui donne la pêche. C’est le moment de suivre complètement le rythme de la batterie, aussi rapide soit-il ! Tout simplement, agitez le poignet – ou tout le bras si vous avez de l’énergie à revendre.

La ballade : _ ↗ _ ↗

exemple : “Diamond crevasse”

Lors d’une chanson douce, l’habitude française est de lever les deux bras et de faire un grand au revoir. Oubliez ça ! Levez le glowstick délicatement, en suivant la lenteur du rythme de la ballade.

Tenir la note : _ _ ↗

exemple : fin du refrain de “Chase the world”

De la même manière que lors d’une ballade, levez le glowstick lentement lorsque l’artiste tient la note. Prévoyez l’amplitude de votre mouvement de telle sorte qu’il dure aussi longtemps que la note tenue.

Chorégraphie avec l’artiste

exemple : refrain de “Get Ready”

Lorsque l’artiste fait une chorégraphie purement de bras sur un de ses titres phares, si vous connaissez l’enchaînement, faites-le avec l’artiste ! Si tout le monde y arrive, ça lui fera très plaisir.

III – Mouvements dynamiques

Couplet pré-refrain : ↘ ☆ ☆ ↗彡☆

exemple : 2ème couplet de “Kimi shinita mô koto nakare”

Après un couplet simple, juste avant le refrain, le rythme peut devenir plus soutenu – ce n’est pas le cas de toutes les chansons, connaissez bien la setlist ! Le mouvement se fait en 4 temps : glowstick vers le bas, agiter, agiter, lever le bras complètement vers le haut en criant “Hey !”. Lors du lever de bras, vous pouvez aussi sauter ! Faites juste attention à ne pas tomber sur vos voisins.

Solo de guitare : ↘ ↗彡☆

exemple : introduction de “Northern cross”

Le solo de guitare peut intervenir en début, milieu et fin d’une chanson dynamique. Lors de ces moments non-chantés, l’artiste ne regarde que vous, alors allez-y à fond ! Le mouvement se fait en 2 temps : glowstick vers le bas, lever le bras complètement en criant “Hey !” avec saut. Toutes les chansons n’ont pas forcément ces moments forts, repérez les titres les plus populaires et les plus rock.

Note forte : ↗彡☆

exemple : refrain de “Iteza☆Gogo Kuji Don’t be late” quand May’n dit “Motteke!” et “Tondeke!”

Quand l’artiste lance comme un cri, c’est comme s’il dit au public “Sautez !”. Attendez que l’artiste prononce son cri, et au bout sautez en levant le bras !

IV – En dehors des chansons

Lors des MC : ☜ ☞

Lorsque l’artiste s’adresse au public pour le saluer ou lui poser des questions, ne faites pas les timides. Répondez en agitant le glowstick, cette fois vers les côtés, comme pour dire “Coucou”.

Fin de chaque chanson : ☜ ☞

Vous avez aimé la prestation ? Faites-le savoir dès la fin de la chanson, levez le bras et agitez le glowstick vers les côtés.

À l’annonce de la dernière chanson

L’artiste prend un moment pour faire part de son bonheur, présenter ses musiciens, etc., et annonce que la prochaine chanson sera la dernière. À ce moment, montrez que vous en auriez voulu davantage et que c’est triste d’approcher de la fin ! C’est déjà la dernière ? “Eeeeeeeh ?!” Poussez ce “Eh ?” avec longueur et énergie, en montant l’intonation pour ponctuer l’interrogation. Si le “Eh ?” collectif est suffisamment fort, l’artiste en sera touché.

Appeler un Encore

L’habitude française est de taper des pieds et d’appeler un peu en cacophonie un rappel. Pour bien faire, l’appel se fait en 3 syllabes : “An – ko -ru ! An – ko – ru !”, en prononçant “Encore” avec l’accent japonais. Si vous voulez parler purement français, faites la variante, toujours en 3 syllabes : “En – co – r’une ! En – co – r’une !” Entonnez ces 3 syllabes sans discontinuer, l’Encore arrivera si tout le monde y met du sien !

 

C’est très simple, non ? Cette manière d’agiter un glowstick me paraît être répandue auprès de tous, ce n’est pas du tout du wotagei pour fan hardcore. Bien sûr, un grand fan saura mieux à quel instant il y aura des notes fortes ou des chorégraphies à suivre, mais le néophyte qui découvre l’artiste peut très bien faire ces mouvements de base et s’amuser énormément ! L’essentiel, c’est d’être en harmonie et de passer un bon moment ^_^