Devenir illustrateur – orientation scolaire et débouchés


“Amour de l’art” – extrait

Septembre, pour certains d’entre vous, c’est la rentrée scolaire et les réflexions sur l’avenir. Pour d’autres, comme pour moi, c’est reprendre de plus belle le travail et donner le meilleur de soi-même pour concrétiser des projets. C’est pourquoi, je n’ai pu donner suite à tous vos messages – désolée ! – mais aussi parce que je ne veux pas mal répondre à des questions… d’orientation scolaire.

Vous me demandez comment faire pour devenir illustrateur, est-ce que cela vaut le coup de faire une école d’art, y a-t-il des débouchés, trouve-t-on facilement un emploi, sera-t-il possible d’en vivre une fois le bon diplôme en poche, etc.

Ces questions sont cruciales, vous avez raison de vous les poser au plus tôt. D’ordinaire, lorsque des artistes en herbe viennent me demander conseil en dédicace, ou m’écrivent avec des exemples de beaux dessins, j’encourage à choisir une bonne école pour les plus jeunes, et à se lancer pour les plus confirmés. Mais ces mails d’Août/Septembre m’ont fait réfléchir : que répondraient les conseillers d’orientation, les autres artistes, les professeurs et les parents ?

J’ai vu trop de passions réprimées, des talents enfouis, du potentiel gâché, pour ne pas encourager des gens qui aiment le dessin. Mon parcours n’est pas le plus simple, en autodidacte j’ai foncé sur la voie libre et difficile du freelance. Ce n’est pas forcément ce qu’il faut faire, ni la bonne manière de le faire. Cependant, même si je ne saurais vous renseigner sur les cursus scolaires et leurs débouchés théoriques, je peux vous dire qu’avec un peu de curiosité et d’amour de l’illustration, vous verrez se dégager beaucoup de métiers possibles : bien sûr vous pouvez être illustrateur indépendant, peintre ou auteur de BD, mais vous pouvez aussi travailler en agence de communication ou de publicité, faire du graphisme textile ou designer en décoration. Le monde est vaste et l’art visuel est partout !

Quant à vos chances de réussite, je ne connais pas les pourcentages de chaque filière et la bonne stratégie à adopter. Ce que j’ai de mieux à vous dire, c’est de sonder en vous votre besoin de sécurité, de confort, et votre besoin de sens, d’épanouissement. À partir de là, vous pourrez choisir des métiers et des voies dites “royales” pour “réussir” votre vie sociale, ou bien croire en vous et vous donner les moyens de réaliser votre rêve, si vous rêvez sincèrement de vivre votre art.

J’espère ainsi que ma réponse vous aidera…

Cela étant dit, si des professionnels de l’orientation ou des artistes ont des conseils à émettre pour éclairer les jeunes à un croisement important de leur scolarité, n’hésitez pas à vous exprimer en commentaire de cet article !

7 thoughts on “Devenir illustrateur – orientation scolaire et débouchés

  1. Bonjour ,je voulais savoir ,si pour devenir illustratrice ,il faut obligatoirement aller dans une école de dessin.Est-il possible de faire un bac STG et par la suite faire des études d’Arts au Quebec ?

    Merci

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  2. Ton point de vue est en effet très interressant. Pour ma part, j’espérais intégrer le lycée d’Anonnay afin de faire des études d’arts et de japonais en parallèle (dans l’espoir d’un jour pouvoir partir au Japon et espérer en apprendre plus au berceau des mangakas ^^)puis tenter d’intégrer Eurasiam à Paris… Seulement, mes parents me demandent de réfléchir de plus en plus et mon professeur de grec également m’invite à y réfléchir et à me poser les bonnes questions pour avoir mon bac et faire ce que je veux faire (est-ce que j’aurais les connaissances nécessaires pour le passer avec option Japonais/art ? Est-ce que je suis vraiment obligée de quitter la section littéraire et mon lycée actuel où j’ai déjà mes marques ? Etc…). Je dois avouer que je doute de plus en plus et même si je vois très bien mon objectif, je vois de moins en moins le chemin pour l’atteindre. Un professeur d’histoire m’a également conseillé, comme l’a dit Gibie, d’avoir un plan B ou C en réserve car ces écoles ne sont pas simples d’accès. Seulement, je dois avouer que pour d’autres plans, je n’ai pas beaucoup d’idée… J’ai déjà demandé conseil auprès de la conseillère d’orientation l’année dernière, mais ça ne m’a pas aidé du tout, je suis restée au même point qu’avant. Mais je reste confiante. Je sais que je peux y arriver =)Je crois que si tous les artistes se décourageaient pour ça, on aurait pas beaucoup d’illustrateurs/illustratrices en France =)Il faut croire en soi et se donner à fond dedans pour réussir ^^
    (Ah la la, encore un roman >.< Je suis incorrigible)

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  3. Moi je comptais faire deux métiers, un pour gagner de quoi vivre, et l’autre pour le dessin. Mais je n’ai que 12 ans, et encore le temps de réfléchir, pourtant cette question me préoccupe de plus en plus, au fil des années.
    Sinon, ton point de vue est vraiment interressant, je vais dailleurs le relire !

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  4. moi je propose pour ceux comme moi qui n’ont pas le bac et aimerais le dessin… ne pas pensée à ce suicider, j’ai tenter ça ouvre aucune porte … ET allé voir à l’étranger, suisse belgique et autres peuvent recruter sans bac !après je cherche aussi, bonne chance à vous! c’est dur… très…très dur …

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  5. Je suis plutôt contente que tu es fait cet article qui, je trouve, est plutôt rassurant. Généralement ce qu’on entend lorsqu’on évoque les métiers liés au dessin, sont “il n’y a pas de débouché, n’essaie même pas”, “et ça va te mener où?”, tu sais il faut vraiment avoir le coup de crayon qui fait tout !” Mais là le fait que tu dise que le monde de l’art visuel est large, me rassure en tout point.

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  6. Avec mes panrets on a choisi les écoles potentielles avec le plus de débouchées possibles pour pouvoir trouver un boulot qui soit le plus proche possible de ce que je préférais. Etre infographiste perso je trouvais ça mieux que de devoir faire des ‘tits boulots sans rapport avec le dessin, le graphisme.
    Faut savori que ‘illustration et la BD c’est super dur pour percer. Vaut mieux le savori à l’avance pour éviter les désillusions. JE conseille moi tjrs d’avori un “plan B” (et même C…) en réserve. C’est poruça que je n’ai pas fait d’école de BD “pure”.

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